Quand on a un joueur comme Gourcuff dans ses rangs et que celui-ci est blessé, il faut que le remplaçant se montre à la hauteur plus encore quand l'adversaire a pour nom la Juventus de Turin. Jaroslav Plasil a pris les habits de meneur et s'est acquitté de sa tâche avec talent.
Trois petites minutes pour toucher plusieurs ballons, les jouer vers l'avant et prendre le pouls de ses coéquipiers. Il n'en a pas fallut plus à Jaroslav Plasil pour prendre ses responsabilité de leader technique des Girondins face à une Juventus de Turin auteur d'un pressing tout terrain sur le porteur du ballon. Mis sous pression, sa qualité technique a été un atout de poids dans la bataille du milieu de terrain.
Plasil a joué simple et juste que ce soit dans le jeu ou sur coups de pied arrêtés. Il s'est illustré dans ce dernier exercice au point d'en être décisif. Ses tentatives ont été dangereuses pour Buffon comme à la 3ème minute où le ballon a rebondit devant le but pour fuser juste à côté ou sur corner que le même Buffon détourne du bout des doigts en corner (27'). Le viseur bien ajusté, il ouvre fouette un nouveau coup-franc depuis l'aile gauche que Fernando dévie d'un cheveu dans le but de Buffon (1-0 à 54').
Simplement décisif !
Bordeaux a encore prouvé son réalisme offensif sur coup de pied arrêté mais sa mainmise sur le match se situe à n'en pas douter dans la maîtrise technique et collective du jeu. Dans ce domaine-là, l'international tchèque a brillé en jouant simple, en première intention et toujours dans le sens du but.
On pourrait énumérer ses initiatives réussies comme l'ouverture pour Chamakh dans la surface (7'), les nombreux décalages pour Chalmé à droite et Trémoulinas à gauche, ses raids balle aux pieds pour provoquer les défenseurs piémontais. Il distribue le jeu à sa guise et écarte le jeu dans le bon tempo. Il faut se le dire, dans toutes les actions, il a une implication directe forte.
Derrière comme devant
Son rayon d'action ne se limite pas au domaine offensif. Laurent Blanc lui a demandé de faire un gros travail de repli défensif dans la zone des Sissoko et autres Camoranesi à qui il ne manque pas de chiper des ballons ou de provoquer des fautes. Disponible pour le porteur du ballon, il était le leader espéré des Girondins qui ont réalisé une performance de très haut niveau ce soir.
Bravo Jaroslav, Bravo Bordeaux !
Comme en 1985, Bordeaux s'imposent 2-0 face à la Juventus de Turin. Sous les yeux de la génération 85, les hommes de Laurent Blanc montrent que la relève est assurée grâce aux buts de Fernando et Chamakh en deuxième période. Bordeaux valide avec autorité sa première place de la poule A avec 13 points sur 15 points.
Bordeaux reprend la direction de l'UEFA Champions League ce soir. Les Bordelais, déjà qualifiés, reçoivent la Vieille Dame ce soir. La Juventus de Turin ne doit pas perdre ce soir si elle veut encore prétendre à la qualification. La Juventus de Turin ne s'était pas rendue à Chaban-Delmas depuis le fameux match en 1985. Les Bordelais avaient alors remporté ce match 2-0, un but seulement les séparait d'une finale européenne. Une rencontre musclée est attendue ce soir. L'une pour conserver la tête du groupe, l'autre pour s'assurer d'une qualification.
Un rythme d'enfer
Le match commence sous les encouragements du public. Le ballon circule d'une équipe à l'autre dans ces premières minutes de jeu. Le premier coup franc est bordelais suite à une faute de Caceres sur Trémoulinas. Tiré par Wendel il passe tout près des filets, mais est dévié en corner. Le corner est repoussé par la défense turinoise. Le ballon arrive dans la surface bordelaise mais Carrasso capte le centre turinois sans difficulté. Le centre de Chalmé ne trouvera pas la tête de Chamakh pourtant bien avancée (9'). Quelques minutes après, Wendel décale sur la gauche pour Trémoulinas qui centre. Plasil reprend de volée mais ce n'est pas cadré.
Les deux équipes sont bien rentrées dans ce match. L'envie se fait nettement sentir. Turin contre attaque et parvient à centrer. Ciani de la tête en corner. Celui-ci est vite repoussé par la défense bordelaise. Bordeaux semble tenir le jeu dans ce premier quart d'heure. Le jeu est rythmé et les Bordelais effectuent un bon pressing sur cette équipe italienne. Les Girondins vont pourtant se faire peur : Sur un coup franc de Diego, le ballon passe juste au-dessus des de Carrasso. (21'). Les Girondins contre-attaquent. Le corner de Wendel trouve la tête de Chamakh. Mais ce n'est pas cadré.
La parade de Buffon
A la demi-heure de jeu, la Vielle Dame subit les incessantes percées girondines. Buffon sauve son équipe en sortant parfaitement sur un corner de Plasil (27'). Les centres consécutifs de Chalmé sont repoussés. Diego tente sa chance devant les filets bordelais mais Carrasso capte facilement. La contre attaque bordelaise ne se fait pas attendre. A la suite d'une superbe action, Chamakh arme sa frappe qui heurte un défenseur turinois. La défense bordelaise ne laisse aucune espace. Les Turinois ont bien du mal à traverser ce mur marine et blanc.
Grosse parade de Buffon sur une frappe de Chamakh parfaitement servis par Chalmé. (38'). Quelle occasion pour Bordeaux ! Le ballon revient dans les pieds bordelais mais est détourné en corner. Celui-ci ne donnera rien. Gouffran tente à son tour du pied gauche mais il y a un grand gardien en face. Les Bordelais malmènent cette équipe turinoise. Juste avant la pause, Gouffran élimine trois italiens et remontent la totalité du terrain. L'action est stoppée par une faute turinoise. Le coup franc tiré par Wendel n'est pas cadré. Le spectacle est assuré mais le score reste vierge à la pause.
Concrétisation brésilienne
Le jeu reprend sur les chapeaux de roues ! Le hors jeu est sifflé sur les italiens qui filaient vers les cages bordelaises. Amauri s'infiltre à nouveaux. Son centre est dégagé par Planus. Superbe construction bordelaise (49'), mais le ballon est perdu avant d'être parvenu à centrer. Carrasso, peu inquiété depuis le début de la partie, sort et récupère un long ballon de Grosso. Bordeaux ouvre le score ! Plasil dépose un caviar sur la tête de Fernando qui met le ballon au fond des filets ! Le public est en délire. Le ballon revient dans les pieds des italiens : Diego arme un puissant tir mais Carrasso repousse le cuir des mains.
Olé !
A l'heure de jeu, le rythme ne décélère pas. Gouffran est stoppé en pleine course par une faute de Sissoko (61'). Le ballon revient dans la surface turinoise mais Wendel ne cadre pas son tir. Enorme occasion pour la Juventus. Del Pierro efface Trémoulinas et donne une louche, que Diego ne reprend pas (64'). Les Italiens reprennent des couleurs depuis quelques minutes. Le coup franc est repoussé par la défense bordelaise. Alors que les Turinois envahissaient la surface bordelaise, Trémoulinas détourne un centre de Diego en corner. Celui-ci ne donnera rien. Les deux corners consécutifs, tirés par Plasil, font trembler la défense italienne (71'). Gouffran sort au profit de Traoré (75').
Les Italiens poussent. Caceres parvient à centrer mais pousse trop loin son ballon (77'). Carrasso sort et capte le ballon sur un corner de Diego. Chamakh en fait voir de toutes les couleurs aux Turinois depuis le début de ce match. Un véritable régal pour le public. Le coup franc tiré par Diego passera bien au-dessus des cages du portier bordelais (83'). Les deux équipes se livrent un duel sans merci. Planus obtient un coup franc très bien placé sur une faute sur Plasil. Buffon plonge et dévie ce ballon en corner. Les Bordelais font le pressing, à bases de coups francs et de corners sur le but italien. Dans le temps additionnel, Marouane s'élance et donne a Plasil. Les tirs successifs sont stoppés par Buffon et sa défense. Dans les arrêts de jeu, le corner de Wendel trouve la tête de Chamakh ! Bordeaux double la mise !
Après un match qui a régalé les acteurs aussi bien que les spectateurs, les Bordelais l'emportent par deux fois avec des buts signés Fernando Menegazzo et Marouane Chamakh ! Malgré la blessure de son meneur de jeu, Bordeaux a imposé son football, un grand football, aux Turinois ce soir. Rappelant au passage qu'ils sont à la maison, les Bordelais ont malmenés cette équipe de la Juventus de Turin jusqu'à la dernière minute !
Sous les yeux de la génération 85, Bordeaux, leader de son groupe, régale et s'offre la place de numéro 1 de la poule.
Laurent Blanc (entraîneur de Bordeaux)
« Nous pouvons dire que c'est un match de référence pour Bordeaux. Un match assez complet. L'année dernière contre Chelsea nous avions fait un bon match, mais sans la victoire. Nous avons été très performants, très rigoureux. Nous avons eu l'envie. Les joueurs ont donné le meilleur d'eux même. A l'image de Marouane Chamakh. Je suis très content et très fier de mon équipe. Nous les avons bien contré, même lors de leur changement de système. Mes joueurs ont gagné beaucoup de duels sur des joueurs de qualités. »
« Je m'attendais à une bonne performance de mes joueurs. Après tout ce qui se passe en championnat, je savais que mes joueurs n'auraient pas la même attitude en Champions League. Dans l'envie, dans les duels, dans le don de soi, nous étions là. Chamakh pouvait à peine respirer il y a 48 heures. Les matches de Champions League font sublimer. Nous nous battons toute l'année pour y participer. C'est une grande satisfaction. Maintenant, nous allons nous concentrés sur le championnat. »
« Nous jouerons le match contre Haïfa. Les roulements de ce soir sont pour faire souffler mon équipe. Il y aura un match à jouer, nous prendrons un visa touristique, mais il y aura des joueurs qui joueront leur premier match de Champions League »
« C'est un exploit mérité (sourire). Février, il reste un peu de temps pour y penser. Cette compétition se joue en deux temps. Il y a des équipes qui passent difficilement, et il y a les équipes qui se préparent déjà pour février.»
« Cette compétition capte assez d'énergie lorsque nous avons des matches à jouer. J'aimerai qu'elle ne nous en capte pas lorsqu'il n'y en a pas. Elle reste bien sur dans nos têtes, mais il faut se concentrer sur le Championnat. »
« Je pourrais faire la langue de bois. Il n'est pas possible d'avoir la même motivation, envie, en championnat. Tout le monde vous le dira, cette compétition vous coûte des points car elle capte de l'énergie, du physique. »
« L'envie vous l'avez après la Champions League, la motivation aussi. Mais au fond de vous-même, vous n'avez plus rien. »
Ciro Ferrara (entraîneur de la Juventus Turin)
« Comme je l'ai dit hier, nous avons toujours notre destin entre nos mains. Le résultat n'y est pas ce soir. Nous n'avons pas fait un bon match. Cependant, cette défaite ne compromet pas nos chances de qualifications. Nous aurions voulu accéder à cette qualification de ce soir. Cela ne sera pas évident face au Bayern, mais nous pouvons le faire. »
« Ce soir je pense que la solution sur laquelle je comptais n'est pas à remettre en question. Ce n'est pas le système de jeu qui a conditionné notre prestation. Je sais que l'équipe peut faire beaucoup mieux. Il y a eu des situations de danger. Les Girondins ont eu une suprématie sur le terrain. Buffon est intervenu plusieurs fois. Leur spécialité est les coups de pieds arrêtés, nous le savions. C'est une question d'attention. Nous avons commis beaucoup trop de faute près de la surface de réparation. Les Girondins ont su en profiter. »
« Bordeaux, nous l'avions déjà vu, est une excellente équipe. Il n'y a qu'à s'appuyer sur les chiffres. En championnat ils traversent une période difficile. La Ligue des Champions a une saveur particulière. Bordeaux a sorti un grand jeu ce soir. »
« Le visage que montre une équipe lorsqu'elle traverse un moment difficile dans le match. Il faut savoir tenir le ballon. C'est ce qui nous a manqué ce soir. J'ai décidé à la pause d'aligner un nouveau système. Il y a eu un léger mieux tactiquement. Mais au moment où nous nous sentions mieux, ils marquent leur deuxième but. »
Marouane Chamakh (joueur de Bordeaux, auteur du 2ème but)
« Ce soir, nous réalisons une grosse performance face à la Juventus. Nous avons respecté les Il fallait bien défendre et réussir à se créer de bonnes occasions. En première mi-temps, Buffon réalise un superbe arrêt qui me déstabilise. Malgré la feinte, il ne part pas. Nous assurons cette première place. C'est un parcours exceptionnel. Nous avons toujours été au niveau. Nous l'avons entamé de la meilleure des façons. Nous voulons rééditer le même type de match en championnat. Nous devons retrouver le même état d'esprit. Nous avions hâte de nous rattraper suite au match de Valenciennes. Je peux saluer le staff médical. Nous vivons une belle aventure. Je pensais avoir un bon pressentiment. Il faut se remobiliser et ne pas rester sur un nuage. Nous faisons parler de nous et nos adversaires peuvent nous craindre ! »
Momo Sissoko (joueur de la Juventus Turin)
« Nous venions faire un résultat ici. La victoire est méritée pour les Girondins. Nous devons gagner face au Bayern. Ils ont été plus costauds que nous, ils ont fait le match qu'il fallait. Il faudra tout donner pour nous qualifier face à Munich sur notre pelouse. Ils nous ont battu, ce n'est pas un hasard. Il faudra gagner même si un match nul peut suffir. »
Wendel (joueur de Bordeaux)
« Nous avons montré que nous étions solides. Ce n'est pas le même Bordeaux que samedi dernier. Nous avons montré notre envie. C'est phénoménal. Nous avons fait un bon match, nous sommes premiers. A nous d'aller à Nancy et de montrer que nous pouvons être aussi bon que ce soir. »
Alou Diarra (joueur et capitaine de Bordeaux)
« C'est un parcours exceptionnel. Nous sommes surtout contents d'avoir renoué avec la victoire après deux défaites en championnat. Nous avons rivalisé avec la Juventus, cela prouve que Bordeaux grandit. Bordeaux n'est pas là par hasard, nous voulions cette première place. Nous l'avons démontré sur le terrain. Cela nous donne beaucoup d'espoir pour le reste de cette compétition. Il y a des ambitions à avoir, même si nous avons des échéances en championnat qui arrivent vite. Tout est possible. Dans un bon jour, nous pouvons rivaliser contre n'importe quelle grande équipe. Il faut garder agressivité et empêcher l'adversaire de jouer. Ce qui nous faisait défaut depuis quelques temps. Nous les retrouvons ce soir. Le championnat reste notre priorité, il faut renouer avec la victoire. A nous de faire le nécessaire. »
Jaroslav Plasil (joueur de Bordeaux)
« Battre la Juventus, comme le Bayern, est un exploit. L'équipe a bien travaillé et mérite sa victoire. Dans le jeu il y avait du mouvement, des actions de but. C'est positif. Dans le football, les coups de pied arrêtés sont de plus en plus significatifs de buts. L'entraîneur me place et je fais mon maximum. La blessure de Yoann est dommage pour nous, mais il faut faire avec. C'est grâce à la Ligue 1 que nous jouons cette compétition. Il faut gagner à Nancy. La victoire de ce soir nous remet en confiance. Nous nous concentrons sur le Championnat. »
Nicolas de Tavernost (Actionnaire majoritaire du Club)
« L'UEFA Champions League sublime les Girondins même si notre équipe a fait de bons matches en L1 depuis le début de saison. L'équipe va pouvoir se concentrer pleinement sur le championnat. Il faut saluer cette incroyable victoire. Vous vous rendez compte ? Bordeaux assure sa 1ère place en 5 matches. Si on nous avait dit cela en début de compétition... Nous trouvions la poule compliquée et nous finissons en tête. Il faut saluer toute l'équipe qui jouait sans un élément majeur. Cela montre bien que Bordeaux est une équipe complète et solide. Nous nous sommes fait un nom sur la scène européenne. Bordeaux sera craint lors des prochaines rencontres d'UEFA Champions League. »
Jean-Louis Triaud (Président des Girondins)
« Il était important de gagner ce match pour la 1ère place mais aussi et surtout pour le plaisir de battre une telle équipe en Coupe d'Europe. Nous avons eu une nouvelle occasion d'accumuler de la confiance. Cette équipe de Bordeaux m'a plu. La Juventus était arrivée avec des intentions clairement affichées. Elle a été impressionnante pendant les 10 premières minutes. Nous n'avons pas subi, nous avons su réagir. C'est une très bonne chose. »
REVUS DE PRESSE
football365.fr
La première place avec classe
Bordeaux s'est imposé contre la Juventus Turin à l'issue d'un match plein et bien maîtrisé. Les Girondins sont assurés de finir premier du groupe A. La Juve jouera sa qualification à domicile face au Bayern Munich lors de la dernière journée.
Dans les coulisses du stade Chaban-Delmas
- Bordeaux avait convié tous les joueurs qui ont participé à la demi-finale de la Coupe des clubs champions en avril 1985 perdue (0-3 et 2-0) face à la Juve de Michel Platini. Alain Giresse, Jean Tigana, Bernard Lacombe ou encore Léonard Specht étaient ainsi présents dans les tribunes.
- Incertain jusqu'au dernier moment en raison d'une petite lésion des obliques de la paroi abdominale, Marouane Chamakh a pu finalement tenir sa place à la pointe de l'attaque des Girondins de Bordeaux, privés toutefois de Gourcuff, Jussiê, Jurietti et Henrique, blessés.
- Ciro Ferrara était lui privé de Trezeguet, Iaquinta, Salihamidzic, Marchisio et Zebina, forfait. Absents lors du match aller, Del Piero et Diego étaient titulaires alors que Fabio Cannavaro a débuté sur le banc, Legrottaglie formant la charnière centrale de la Juve avec Chiellini.
- Avant cet avant-dernier match du groupe A, Bordeaux était d'ores et déjà qualifié tandis que la Juve pouvait se contenter d'un nul afin de valider son ticket pour les huitièmes de finale.
Les faits du match
3eme minute
Coup-franc dangereux pour Bordeaux côté gauche à 25 mètres du but de la Juve. Plasil le frappe rentrant. Personne ne parvient à dévier le ballon et Buffon doit s'employer pour le sortir en corner.
21eme minute
Coup-franc pour la Juve, côté droit près de la ligne de touche, frappé par Diego. Chiellini prend le meilleur sur Diarra au point de penalty mais sa tête piquée passe au-dessus de la transversale de Carrasso.
30eme minute
Belle passe en profondeur de Felipe Melo pour Camoranesi côté droit qui centre en retrait vers Del Piero. L'attaquant de la Juve remise sur Diego dont la reprise en demi-volée est captée sans problème par Carrasso au pied de son poteau gauche.
38eme minute
Superbe ouverture de Chalmé pour Chamakh dans le dos de la défense centrale turinoise. L'international marocain contrôle du gauche et frappe du droit mais sortie rapide de Buffon qui reste sur ses appuis et repousse le ballon.
41eme minute
Frappe du gauche en pivot de Gouffran à l'entrée de la surface italienne mais sans problème pour Buffon.
54eme minute (1-0)
Coup-franc dangereux pour Bordeaux côté gauche près du poteau de corner. Plasil trouve Fernando à l'angle des six mètres qui ouvre le score de la tête.
58eme minute
Frappe soudaine de Diego des 20 mètres. Surpris, Carrasso repousse le ballon des deux poings.
87eme minute
Coup-franc bordelais à 20 mètres du but de la Juve excentré côté gauche. Planus le frappe à ras de terre mais bon plongeon de Buffon qui détourne le ballon au pied de son poteau gauche.
94eme minute (2-0)
Corner pour Bordeaux tiré par Wendel pour la tête piquée de Chamakh qui double le score.
Jeu, joueurs et arbitre
Le jeu
Déjà qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, Bordeaux n'a pas laissé passer l'occasion de s'assurer la première place du groupe A. Malgré deux défaites de suite en championnat et l'absence de Gourcuff, les Girondins ont parfaitement négocié cette rencontre. Très bien rentrés dans le match, ils sont les premiers dangereux par Plasil. Les Bordelais ont la maîtrise du jeu et se créent plusieurs situations chaudes en passant notamment par les côtés. Malgré cela, le score est toujours vierge à la pause. Mais les coéquipiers de Ciani ne se relâchent pas et ouvrent logiquement la marque par Fernando peu avant l'heure de jeu. Etouffée, la Juve peine à réagir et Bordeaux gère bien la fin de match, inscrivant un second but par Chamakh dans les arrêts de jeu. Buffon encaisse son troisième but de la compétition... Le troisième inscrit par Bordeaux. La Juve recevra le Bayern Munich lors de la dernière journée pour se disputer la deuxième place du groupe.
Les Bordelais
C.CARRASSO : Il a bien fait le peu de travail qu'il a eu.
CHALME : Une activité énorme dans son couloir droit. Impeccable défensivement, l'ancien Lillois a également apporté un gros soutien offensif. Aurait pu être passeur décisif sur son ouverture lumineuse pour Chamakh.
CIANI : Une prestation solide au marquage d'Amauri.
PLANUS : A part quelques relances hasardeuses, il a bien maîtrisé son sujet.
TREMOULINAS : A l'instar de Chalmé, il a multiplié les montées et les centres dangereux. Pris par Del Piero à l'heure de jeu, heureusement sans conséquence.
FERNANDO : Présent à la récupération, le Brésilien s'est également souvent projeté vers l'avant. Auteur du premier but du match.
A.DIARRA : Il a parfaitement protégé sa défense centrale tout en récupérant de nombreux ballons au milieu du terrain.
GOUFFRAN : L'ancien Caennais avait des jambes mercredi soir à l'image d'une belle chevauchée de 50 mètres en contre stoppée irrégulièrement par Felipe Melo. Remplacé dans le dernier quart d'heure par AB.TRAORE qui a effectué ses premiers pas en Ligue des Champions.
PLASIL : Buteur à l'aller, le Tchèque s'est mué en passeur mercredi soir. Positionné dans l'axe, l'ancien Monégasque a très bien distribué le jeu, n'hésitant pas à soutenir Chamakh dans la surface. Après une très grosse période, il a un peu baissé de pied après la pause.
WENDEL : Très présent dans le jeu, le Brésilien a été malheureux sur ses frappes. Passeur décisif en fin de match.
CHAMAKH : Incertain, il a tenu sa place jusqu'au bout, inscrivant le deuxième but lors de l'ultime minute. La récompense de son abnégation et d'un match énorme aux avant-postes.
Les Turinois
Pris à la gorge d'entrée de jeu, la Juve n'a jamais trouvé la solution pour se sortir de la pression bordelaise et inquiéter Carrasso. BUFFON a retardé l'échéance mais ne peut rien sur les deux buts. Depuis le début de l'épreuve, le gardien italien a encaissé trois buts, tous bordelais et de la tête. La charnière centrale CHIELLINI-LEGROTTAGLIE a manqué de vitesse. Sur les côtés, CACERES et GROSSO ont beaucoup souffert des montées des latéraux bordelais. FELIPE MELO et SISSOKO ont subi la loi du milieu adverse. CAMORANESI s'est plus illustré par des coups que des dribbles. DEL PIERO a paru dépassé par la vitesse du jeu. Seul DIEGO s'est illustré par moments. AMAURI a dû se sentir bien seul devant, n'ayant aucun ballon à exploiter.
L'arbitre du match : M.Gonzalez (ESP)
Un match sans problème pour l'expérimenté Espagnol qui a sorti les cartons à bon escient.
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lequipe.fr
Bordeaux terrasse la Juve
Bordeaux a définitivement assuré la première place du groupe A grâce à sa victoire mercredi soir à Chaban-Delmas sur la Juventus Turin (2-0). Dans l'autre match, le Bayern Munich s'est relancé face au Maccabi Haïfa (1-0).
Après deux défaites consécutives en Championnat (Lille et Valenciennes) et surtout le premier couac survenu depuis deux ans samedi à domicile, une grosse interrogation planait sur l'état de forme de Bordeaux avant d'accueillir la Juventus Turin. Après coup, les nouvelles sont très rassurantes. Car même sans Gourcuff, les Girondins ont retrouvé leurs vertus, notamment sur coups de pieds arrêtés, pour remporter leur quatrième succès en cinq journées de C1, terrassant des Turinois fantômes en première période puis maladroits en seconde (2-0). Ce nouvel exploit a pour heureuse conséquence d'offrir à l'équipe de Laurent Blanc la première place du groupe A. Bordeaux est certain de finir leader au terme de cette phase de poules, un avantage non négligeable au moment du tirage au sort des huitièmes de finale, et la deuxième place se jouera entre la Juve et le Bayern, qui se rencontreront le 9 décembre en Italie...
Face à la Vieille Dame, qui disputait le 200e match de son histoire en C1, Bordeaux a prouvé mercredi qu'il pouvait évoluer et gagner avec la manière sans son maître à jouer Yoann Gourcuff. L'absence de l'international ne s'est pas véritablement fait sentir tant Jaroslav Plasil a joué le jeu avec application et inspiration. Et en pointe, Chamakh, touché à la hanche contre VA et très incertain, a finalement tenu son rang. Et avec quelle énergie! Le Marocain a vite récupéré et son activité a été époustouflante. Après une première période à bouger, éliminer et provoquer sur le front de l'attaque, il aurait mérité ouvrir le score sur une lumineuse ouverture de Chalmé à la 38e minute, Buffon remportant finalement le duel.
Fernando et Chamakh de la tête
Mais le portier italien s'est avéré beaucoup moins inspiré au retour des vestiaires sur un coup franc de Plasil, à l'origine de l'ouverture du score. Car Bordeaux s'est servi de son arme fatale pour mettre à genou une Juve, qui, à l'image de Del Piero, s'est retrouvée très souvent dépassée par les événements. Le Brésilien Fernando a très légèrement dévié du crâne le coup franc de Plasil, ce qui a trompé Buffon (54e). Maltraitée, la Vieille Dame a manqué de réalisme. Par deux fois, Diego a fait trembler Chaban-Delmas. Carrasso a repoussé une première fois (58e) avant que le Brésilien ne rate l'immanquable à bout portant (64e). Et après avoir souqué ferme durant la tempête, Bordeaux a fini pied au plancher. Sur le dernier corner de la partie, tiré par Wendel, Chamakh a battu Buffon d'une tête bien sentie (90e +2). Il y a 25 ans, Bordeaux avait déjà battu la Juve (2-0). Joli clin d'oeil devant les joueurs de l'époque (Girard, Tigana...), qui se sont délectés. - D. Mi.
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sport24.com
Bordeaux forte tête
Vainqueurs de la Juventus Turin (2-0) à Chaban-Delmas, Bordeaux est assuré de terminer la phase de poule à la première place du groupe A avant même la dernière journée.
Par Flavien Chailleux
Bordeaux-Juventus 2-0
Bordeaux : Fernando (55e), Chamakh (90e+3)
Moribonds en championnat, les Girondins ont démontré un tout autre visage en Ligue des Champions en dominant la Juventus de la tête et des épaules. Bien que déjà qualifiés, ils ont su terminer le travail avec brio pour s'assurer de leur première place de leur poule. Les Girondins ont évolué sans complexes et prenaient rapidement les commandes de la partie face à une Juventus dominée. Le ton était donné par Wendel, dont un coup-franc flottant obligeait Buffon à tester ses réflexes (3e). Bordeaux déployait un jeu conquérant, créant de nombreux décalages sur les ailes pour multiplier les centres dans les seize mètres de Buffon. Mais celui-ci pouvait compter sur une solide défense pour tenir en respect Chamakh, souvent trop seul sur le front de l'attaque bordelais. Toutefois, ce dernier parvenait à fausser compagnie à l'arrière garde de la Juve pour s'en aller défier Buffon. Mais le portier italien sortait brillamment vainqueur de son duel (38e). Un sauvetage qui maintenait la Vieille Dame à flot dans la rencontre malgré une triste prestation en première période. Seul Chiellini, à la réception d'un coup-franc de Camoranesi, donnait quelques sueurs froides à Carrasso (21e).
A côté de leur sujet avant le repos, les hommes de Ferrara tentaient d'élever leur niveau de jeu afin d'inverser la tendance de la rencontre. Mais Bordeaux ne desserrait pas pour autant son étreinte et finissait par concrétiser sa supériorité lorsque Fernando, dans les airs, déviait un coup-franc de Plasil au fond des filets de Buffon (1-0, 55e). Cela avait le mérite de réveiller la Vieille Dame, à l'image des tentatives lointaines de Felipe Melo (57e) et Diego (58e). L'égalisation, les Turinois la flirtait davantage lorsque Diego et Amauri rataient tour à tour l'immanquable devant le but vide, sur un caviar de Del Piero (64e). Une si belle opportunité qui ne se représentera pas aux Turinois, maltraités en fin de match par des Girondins décidemment très mûrs à ce niveau de la compétition. Au terme d'une fin de partie parfaitement gérée, ils s'offraient même le break à l'ultime corner sur une tête de Chamakh sur corner (2-0, 90e+3). Ainsi, le champion de France se déplacera au Maccabi Haïfa sans n'avoir plus rien à craindre. A l'inverse, la Juventus disputera le second ticket qualificatif sur sa pelouse face au Bayern Munich.
Le joueur du match
Benoît Trémoulinas n'en est plus au stade d'être une révélation. Semaine après semaine, l'arrière gauche confirme qu'il est bien l'une des pièces majeures de l'équipe bordelaise. Une fois de plus, son activité incessante a porté ses fruits dans un couloir gauche où il a régné en maître de bout en bout. Si le jeu s'est essentiellement décalé sur la droite en première période, il n'en a pas été moins actif en muselant – et même agaçant – Camoranesi. Rarement pris à défaut défensivement, il a de nouveau été un renfort utile à Wendel en phase offensive.
Tactique et coaching
Laurent Blanc et Ciro Ferrara ont opté pour un dispositif identique en 4-2-3-1. Deux armes similaires en vue d'une bataille tactique attendue. Celle-ci a eu lieu et a tourné en faveur de Bordeaux qui a confirmé qu'il avait le métier à ce niveau de la compétition, même face à une équipe autant habituée des joutes européennes. Une domination au milieu de terrain, renforcée par une supériorité dans les couloirs. Autant de duels remportés qui ont permis aux Girondins de gérer leur avance face à une Juventus sans inspiration et sans plan d'attaque.
On n'a pas aimé
En conférence de presse, il avait annoncé être sur la phase ascendante. Sur le terrain, il ne l'a absolument pas démontré. Ainsi, Alessandro Del Piero est totalement passé à côté de sa rencontre au cours de laquelle il ne s'est distingué que sur un coup de patte qui amena la plus grosse occasion de son équipe. Un éclair de génie qui ne suffit cependant pas à cacher sa terne prestation, au point d'être totalement transparent par moment. Un constat qui n'a pas échappé à Ferrara qui a choisi de le remplacer par Immobile à la 68e minute.
L'autre rencontre du groupe
Le Bayern n'est pas encore éliminé de la compétition. Loin de là puisque le club bavarois, court vainqueur du Maccabi Haïfa sur sa pelouse (1-0), est revenu à une unité de la Juventus Turin. Les hommes de Louis Van Gaal ont cependant patienté plus d'une heure avant de reprendre espoir en la qualification. S'ils ont tiré à outrance vers le but de Davidovitch (21 frappes), ils n'ont marqué qu'à une seule reprise. Le héros se nomme Olic, buteur en renard des surfaces après un ballon relâché par Davidovitch (62e). Toujours 3e de son groupe, Munich peut croire en la qualification en cas de succès à Turin. L'affaire ne sera pas simple. Mais le rendez-vous est pris.
www.sport24.com
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football.fr
Bordeaux impose le respect
Par Grégory HANGARD
De Football.fr
Le 25/11/2009
Avec ou sans Yoann Gourcuff, les Girondins de Bordeaux ne perdent pas en Ligue des champions. Accueillant la Juventus de Turin dans le groupe A de la plus prestigieuse des compétitions européennes, les Girondins de Laurent Blanc se sont imposés grâce à des réalisations de Fernando, de la tête (55e), et de Chamakh, dans le temps additionnel (93e). Avec ce succès, les Bordelais s'assurent la première place du groupe A. Pour la Vieille Dame, la qualification est encore loin d'être acquise après le succès du Bayern contre Haïfa dans son Allianz Arena (1-0). Le film du match
Il n'y a pas que Yoann Gourcuff à Bordeaux. En difficulté dès que son meneur de jeu est absent dans ses rangs, le club aquitain a répondu de la plus belle des façons, ce mercredi soir, contre la Juventus sur sa pelouse de Chaban-Delmas. Également incertain pour une blessure à la hanche, Marouane Chamakh était quant à lui bien présent au coup d'envoi. Avec Mathieu Chalmé et Benoit Trémoulinas, l'attaquant aura d'ailleurs sérieusement perturbé l'arrière-garde de la Juve.
Dès l'entame de match, Bordeaux met d'ailleurs la pression sur la Juventus avec deux coups francs coup sur coup. Les Bianconeri sont courts et Camoranesi, comme Legrottaglie, sont contraints de commettre des fautes à l'approche de leur surface de réparation. Si Plasil tente de déposer un premier ballon sur la tête de Diarra, trop court (3e), Wendel, l'ailier gauche et artificier brésilien, prend directement sa chance à ras de terre. La défense italienne, attentive, repousse néanmoins le danger (7e).
Chalmé-Trémoulinas, les ailes du désir
Avec Gouffran et Wendel sur les ailes, les Turinois sont souvent pris à la gorge. Et quand Trémoulinas monte apporter le surnombre dans son couloir gauche, les joueurs du club piémontais ne sont pas loin d'imploser. Le latéral gauche girondin centre en retrait et Plasil, seul dans la surface, ne peut trouver le cadre d'une volée acrobatique (11e). Avertie, la Juve retrouve des couleurs sur un premier corner au quart d'heure de jeu. Del Piero, en soutien d'Amauri, ne peut en profiter au premier poteau (13e).
Dominateur dans la possession de balle, le club au scapulaire peine à convertir ses occasions malgré la grosse présence de Marouane Chamakh aux avant-postes. Fréquemment recherché dans les airs pour ses déviations, le Marocain est toutefois sevré de ballons dans la zone de vérité. Chalmé frappe quant à lui un nouveau corner gauche mais Buffon détourne le ballon du bout des doigts au second poteau (27e). Non content d'inquiéter Buffon sur phases arrêtées, l'ancien Lillois centre alors à destination de Plasil qui trouve directement les gants du dernier rempart italien sur une tête piquée (29e). Discret jusqu'alors, Diego, le prodige brésilien de la Vieille Dame, alerte enfin Carrasso sur une reprise trop écrasée (30e).
Dans les rangs piémontais, rares sont les satisfactions dans la première demi-heure de jeu. Caceres et Camoranesi, averti, sont souvent limites dans leurs interventions, mais le Franco-Malien Momo Sissoko apporte son abattage au milieu du terrain pour compenser. Malgré le retour de son milieu de terrain, la Juve manque pourtant de souffle pour attaquer de front les protégés de Laurent Blanc. Et la Vieille Dame est toujours "borderline". D'une magnifique ouverture, Chalmé ouvre pour Chamakh, absolument seul dans la surface. Un contrôle du gauche et une feinte du droit plus tard, l'attaquant bute sur un Buffon impérial et qui retarde l'échéance d'un arrêt de classe mondiale (37e). Et la Juve n'est alors pas mécontente de regagner le vestiaire à la pause sur un score de parité.
Chamakh parachève le succès
Malheureusement pour les protégés de Ciro Ferrara, Bordeaux n'est pas décidé à changer de style de jeu. Dangereuse sur coups de pied arrêtés et sur les ailes, la formation girondine trouve finalement l'ouverture depuis le flanc gauche. Plasil exécute un coup franc au premier poteau et Fernando place une tête croisée sur laquelle Buffon ne peut rien (55e). Menée au score, la Vieille Dame se décide enfin à hausser le ton mais peine à trouver des espaces dans les couloirs. Avec Amauri en pointe, les Italiens jouent essentiellement dans l'axe. Et si Diego inquiète Carrasso sur une frappe de 25 mètres, le jeu développé par ses partenaires est trop stéréotypé pour inquiéter l'arrière-garde bordelaise (58e). Finalement, seul Del Piero fait courir un frisson dans les travées de Chaban-Delmas quand celui-ci temporise devant Trémoulinas avant d'adresser un pointu pour Diego et Amauri devant la ligne de but girondine. Trop courts, les deux Brésiliens viennent de rater la balle de l'égalisation (64e).
Évidemment plus pressants car toujours sous la pression du Bayern dans la course à la qualification, les Italiens ne parviennent toutefois pas à trouver les décalages et les intervalles dans une défense girondine parfaitement en place. Contrôlant le ballon, Bordeaux gère et place le coup de grâce dans le temps additionnel. Marouane Chamakh, comme un symbole, est à la retombée d'un corner de Wendel pour corser l'addition et offrir une victoire plus imposante aux Aquitains. Bordeaux était déjà qualifié avant le match. Bordeaux est maintenant assuré de terminer premier. Étape après étape, le club au scapulaire se construit une solide réputation. Le Bayern et la Juve peuvent en convenir...
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Un grand Bordeaux !
Bordeaux l'emporte en toute logique devant la Juventus Turin (2-0), au terme d'une partie très aboutie pour les Girondins, meilleurs dans tous les compartiments du jeu.
Dès les premiers instants, Diarra est à deux doigts de reprendre de la tête un coup franc de Plasil (3e) et Buffon doit s'employer pour détourner en corner. Le Tchèque ne parvient pas ensuite à conclure un magnifique mouvement collectif (11e) et Buffon se montre impérial devant Chamakh pour la meilleure occasion de la première période (37e).
Les Bordelais repartent de plus belle à l'entame du second acte et finissent par trouver la faille grâce à Fernando, de la tête sur un énième coup franc de Plasil (1-0, 55e). Carrasso se réchauffe devant Diego (58e), avant de souffler très fort après le double raté du Brésilien puis d'Amauri à cinq mètres du but (64e). Bordeaux reprend vite le contrôle et Chamakh est récompensé de son travail de sape en concrétisant de la tête un ultime corner de Wendel (2-0, 90e+3).
Largement en tête du groupe A avec 13 points, Bordeaux ne peut plus lâcher les commandes et recevra donc en huitièmes de finale retour. Une performance largement méritée au vu de la rencontre de ce soir, tandis que la Juventus, toujours 2ème avec 8 points, ne devra pas s'incliner face au Bayern lors de la dernière journée.
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Bordeaux en patron
La qualification déjà en poche, Bordeaux s'est assuré la première place du groupe A en s'imposant contre la Juventus (2-0), lors de la 5e journée de la Ligue des Champions. Sans Gourcuff, les Girondins ont livré un match solide avant de faire la différence sur deux coups de pied arrêtés.
BORDEAUX - JUVENTUS TURIN : 2 -0
But : Fernando (54e ), Chamakh (90e+ 4 ).
Si Bordeaux avait perdu de sa superbe en championnat ces derniers temps, les Girondins ont été étincelants une fois de plus en Ligue des champions. Le billet pour les huitièmes de finale déjà en poche, ils voulaient assurer la première place du groupe A face à la Juventus Turin en quête, elle, d'une qualification. Les hommes de Laurent Blanc ont maîtrisé leur rencontre d'un bout à l'autre.
Maîtres du ballon, mais sans cependant réussir à confirmer cette mainmise au tableau d'affichage en première période. Car si le premier quart d'heure fut totalement à l'avantage des Marine et Blanc, les occasions franches étaient finalement rares. Buffon devait certes s'employer sur un coup franc de Plasil (3e) tandis que la volée du Tchèque finissait à côté (10e). Les hommes de Laurent Blanc jouaient juste, dans le bon tempo, sans se précipiter en attaque et en se replaçant rapidement en défense. Mais c'est la dernière passe, rarement ajustée, qui pénalisait l'ensemble du jeu français.
Et même si la Juve revenait progressivement dans le match, il fallait attendre près d'une demi-heure de jeu pour qu'un Turinois réveille Carrasso et oblige le gardien tricolore à s'employer (Diego, 29e). Le Brésilien serait d'ailleurs le seul à forcer le néo-Bleu à jouer des poings pour écarter le danger (58e), Chiellini voyant sa frappe de la tête raser la transversale (22e). Deux arrêts à effectuer durant 90 minutes, c'était finalement bien trop peu pour inquiéter Laurent Blanc. En face, Gianluigi Buffon eut bien plus de travail à faire et retarda longtemps l'échéance. Marouane Chamakh se créait la plus belle occasion de la première période, mais il se heurtait à la main ferme du portier de la Squadra Azzurra (38e).
Chamakh intenable
Sous la houlette d'un Plasil omniprésent, à la baguette en attaque en l'absence de Gourcuff blessé, en soutien des défenseurs pour récupérer les ballons, les Girondins faisaient surtout la différence en défense. Leur pressing payant et haut gênait le développement du jeu des Turinois qui n'avaient aucune solution et finiraient pas s'agacer, enquillant les cartons jaunes (Camoranesi, Melo, Legrottaglie, Caceres). Et même si la Juve repartait pied au plancher au retour des vestiaires, le coup de chaud ne durait qu'un temps. Bondissant sur un coup franc de Plasil, Fernando trouvait l'ouverture de la tête (1-0, 54e).
Les débats étaient bien plus équilibrés en seconde qu'en première période, mais la formation piémontaise n'arrivait pas à régler le problème Chamakh, un temps incertain avant le match, mais incontournable durant toute la rencontre. Et en attaque, la lucidité avait quitté les Italiens, plus énervés que concentrés, qui rataient l'immanquable sur un centre de Del Piero filant devant la ligne et que ni Diego ni Amauri n'arrivaient à pousser au fond (64e).
Sans paniquer et toujours porté vers l'avant, Bordeaux justifiait pleinement son statut de leader du groupe en fin de match, ne se laissant pas intimider par un adversaire contraint de marquer. Conquérante, l'équipe aquitaine jouait le coup à fond avec notamment Trémoulinas, auteur d'un match énorme sur la gauche. Mais c'est sur un nouveau coup de pied arrêté que les locaux concluaient le match. Chamakh trouvait la récompense de tous ses efforts en catapultant la balle de la tête sur corner, malgré l'énorme faute de Caceres (2-0, 90e+4). Bordeaux disputera son dernier match face au Maccabi Haïfa l'esprit tranquille. En revanche, la Juventus devra batailler jusqu'au bout et notamment lors du dernier match face au Bayern Munich, victorieux d'Haïfa (1-0). Un seul point sépare désormais les deux équipes en quête du droit d'accompagner Bordeaux en huitièmes.www.eurosport.fr
ALLEZ BORDEAUX FIER D'ETRE SUPPORTERE DES MARINE ET BLANC BORDEAUX EN FORCE
